Mes réflexions personnelles

     Sur cette page, je prends un souffle pour observer le monde et mes propres pensées. Je vous y partage mes petites révélations du quotidien, mes émotions et les instants simples qui donnent sens à ma vie. C’est un espace intime et paisible où je me permets de réfléchir, de rêver et de me reconnecter avec moi-même, et où vous êtes invité à me suivre dans ce voyage intérieur.

Apprendre à être bien… sans témoin

Il y a un moment dans la vie où tu réalises que le grand amour… ce n’est peut-être pas de trouver quelqu’un.  C’est peut-être juste de réussir à être bien quand personne ne te texte “t’es où?” pendant deux heures.  Parce qu’entre nous… être seule, au début, ça sonne un peu comme une punition.On imagine des soirées plates, des repas tristement mangés devant Netflix et des conversations profondes avec son chien pendant qu’il nous regarde comme s’il voulait appeler quelqu’un.

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Dormir : impossible dès que je suis en congé

Il y a une loi non écrite de l’univers que personne ne comprend vraiment :quand tu travailles, ton corps est convaincu que dormir jusqu’à 8 h est un droit humain fondamental.Mais quand tu es enfin en congé… ton cerveau décide qu’il est temps de devenir un fermier du 18e siècle et de se réveiller à 4 h du matin.

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Les forces qu’on murmure

Il y a quelque chose de profondément étrange dans le fait d’avoir du talent.  Pas le genre de talent spectaculaire qu’on voit à la télé avec des confettis et des juges qui pleurent. Non. Le vrai talent discret. Celui qu’on cache dans un dossier nommé “Textes divers FINAL version VRAIE final2”.

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Seule...ou presque

Ce matin, mon mari part pour une semaine de travail. Une semaine complète. Six jours. Cent quanrante-quatre heures. Mais qui compte, honnêtement?

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Le besoin d’être validé par des gens qui ne nous voient même pas vraiment

Il y a quelque chose de profondément absurde dans le besoin humain d’être validé par des gens qui… ne nous voient même pas vraiment. Pas “ne nous comprennent pas”.Non.Ne nous voient même pas. Ils voient une photo de profil prise avec le bon angle. Une publication écrite un mardi soir entre deux brassées. Un sourire forcé dans un mariage où on avait juste hâte d’enlever nos souliers. Ils voient une version compressée de nous-mêmes, comme un vieux fichier JPEG émotionnel. Et pourtant… on laisse parfois ces gens-là avoir un accès VIP à notre estime personnelle. Un “vu”.Un like.Une invitation ignorée. Et soudainement, c’est le conseil de guerre familial. Il y a quelques années, un membre de ma famille proche était insulté parce que je n’avais pas accepté la demande d’amie de sa conjointe. Le problème?Je ne l’avais même pas vue. Pas “je l’ignore”. Pas “je la déteste secrètement”.Je. Ne. L’avais. Pas. Vue.  Mais dans le merveilleux monde des réseaux sociaux, ne pas accepter quelqu’un équivaut maintenant à :- déclarer une guerre diplomatique,- brûler un drapeau,- et cracher dans la soupe de Noël. On vit dans une époque où un bouton bleu “Accepter” semble avoir plus de poids émotionnel qu’un vrai bonjour dans une cuisine.  Et c’est là que ça devient fascinant.  Parce qu’au fond, ce n’était pas une question d’amitié virtuelle. C’était une question de validation. Le besoin de sentir :“Je suis assez important pour être accepté.”“M’aimes-tu?”“Me vois-tu?”“Suis-je rejeté?” Alors qu’en réalité… la plupart d’entre nous passent leur vie à courir après l’approbation de gens qui ne connaissent même pas notre rire quand on est fatigué. Qui n’ont jamais vu notre visage après une mauvaise nouvelle.Qui ne savent pas comment on prend notre café. Qui ignorent nos peurs, nos contradictions, nos combats silencieux. Ils connaissent notre version “wifi”. Et malgré ça, on souffre parfois énormément du regard de personnes qui n’ont jamais réellement regardé. C’est presque comique quand on y pense. On peut recevoir : 47 compliments sincères, 12 preuves d’amour, une vraie présence humaine, …mais rester obsédé pendant trois jours par une personne qui n’a pas aimé notre publication sur les tulipes du Costco. L’être humain est émotionnellement spectaculaire. Et honnêtement? Je pense qu’on est tous un peu coupables de ça. Parce qu’on veut appartenir.Être choisis. Être vus. Même par des inconnus. Même par des gens qui nous jugeraient probablement pour la façon dont on plie nos serviettes. Mais plus je vieillis, plus je réalise quelque chose : Les gens qui nous aiment vraiment ne mesurent pas notre valeur avec un bouton “ajouter aux amis”. Ils nous reconnaissent dans notre fatigue. Dans notre silence. Dans nos imperfections. Dans nos journées laides. Dans nos oublis. Même dans notre capacité exceptionnelle à laisser une demande d’amie mourir pendant six mois dans le purgatoire numérique. Et ça… ça vaut infiniment plus qu’une validation virtuelle donnée par quelqu’un qui ne nous connaît qu’en format carré avec un filtre Valencia. La Délicatement Fatiguée

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Le moment où tu réalises que tes parents vieillissent

     Il y a un moment dans la vie où tu regardes tes parents… pis tu réalises doucement que les rôles changent un peu.  Pas d’un coup. Pas dramatiquement comme dans les films avec une musique triste au piano. Non...      Ça arrive un mardi après-midi ben ordinaire.  Quand tu vois ta mère sortir ses petites pilules dans un étui classé par jour de la semaine comme une pharmacienne organisée.  Quand tu remarques qu’elle prend un peu plus son temps qu’avant. Mise au point....    Ma mère est encore une tite vite… même un jeune de 20 ans a de la misère à la suivre. Mais avant? C’étaient les champions de course à pied qui lui demandaient de ralentir un peu!  Bref.... Quand tu réalises soudainement que tes parents… vieillissent.     Pis toi, dans ta tête, t’as encore 12 ans.    Ou quand tu repenses à ton père, celui qui pouvait vendre une assurance-vie à n’importe qui en cinq minutes…mais qui était incapable d’accrocher une tablette droite en dedans de 30 minutes.  Non, lui, une petite réparation devenait immédiatement une opération militaire. Il sortait l’artillerie lourde, tous les outils possibles… pis ça prenait le temps que ça prenait!    Mon père était vendeur d’assurances.  Un vrai de vrai.  Le genre d’homme capable de parler à tout le monde.  Il aurait pu convaincre un poisson d’acheter une assurance contre la noyade. Mais manuel? Pantoute. Par contre… il avait TOUS les outils imaginables.    Je pense sincèrement que Canadian Tire survivait grâce à des hommes comme lui.  Il possédait assez d’équipement pour construire un chalet en bois rond… mais il appelait quelqu’un pour changer un robinet. Son garage avait l’air d’un atelier professionnel.Des coffres rouges.Des tournevis classés.Des perceuses flambant neuves.Des outils spécialisés dont personne connaît le nom mais qui coûtent un bras. Pis malgré ça… Chaque projet commençait par :« Bon… on va regarder ça. » Et se terminait souvent par :« On va appeler quelqu’un. » Mais ça le rendait attachant. Parce qu’il essayait pareil.      Je me rappelle encore de lui devant un meuble à assembler, le manuel dans les mains, avec l’air d’un homme qui négociait un contrat international extrêmement complexe.  Pis quand ça marchait pas, il s’avouait jamais vaincu.  Quitte à monter ça tout croche… mais assez droit pour que ça paraisse pas. Les vis en trop disparaissaient mystérieusement dans ses poches, pendant qu’il disait avec confiance :  « Je te le jure, ça va marcher. »       L’an passé, j’ai perdu mon père.  Pis honnêtement… j’ai trouvé ça extrêmement difficile.  Le deuil, c’est étrange.  Au début, on pense qu’on ne survivra jamais à cette peine-là.  Et finalement… on apprend à vivre avec.       Aujourd’hui, je ne pleure plus comme avant.  Mais il revient souvent dans mes pensées.  Quand je vois un kit d’outils en spécial.  Un vendeur un peu trop charismatique.  Une vieille caisse de vis dans un garage ou quelque chose que je sais qu’il aurait trouvé “ben pratique”… sans jamais vraiment s’en servir. Et pendant quelques secondes… je revois son visage.      Pis maintenant, il reste ma mère.  Ma plus grande fan.  Cette femme-là croit en moi plus que moi-même.  Je pense sincèrement que si je décidais demain matin de lancer une carrière internationale de fabrication de macaroni décoratif, elle dirait : « Ma fille a toujours eu beaucoup de  créativité. » Elle vit pour des choses simples.Le ménage.Ses petits-enfants.Ses marches quotidiennes. Le ménage d’abord.  Cette femme-là nettoie des affaires déjà propres.  Je suis convaincue qu’elle passe un Swiffer juste pour relaxer.  Tu pourrais manger directement sur le sol sans assiette pis respecter quand même les normes sanitaires d’un hôpital.  Et malgré ça, quand tu arrives :« Excuse le bordel. » Quel bordel?  Le coussin légèrement déplacé?      Et ses petits-enfants… ah mon Dieu!  Cette femme-là pourrait être fatiguée.  Mais dès qu’ils arrivent, elle retrouve l’énergie d’une animatrice de camp de jour qui vient de boire trois expressos bien corsés.  Elle prépare des collations, raconte des histoires, trouve des jouets disparus depuis 2018… tout ça avec le sourire.      Pis ensuite… la marche.  Ma mère marche plus qu’un athlète olympique. Même si ça fait moins de dix ans qu’elle habite dans sa ville, on dirait qu’elle connaît déjà chaque rue, chaque petit sentier, chaque coin tranquille où le soleil frappe juste comme il faut.  Elle marche pour regarder le paysage.  Respirer l’air frais.  Penser.  Observer le monde.      Et malgré quelques petits problèmes de santé… elle pète le feu.  Moi après une montée d’escalier : « J’pense que mon âme a quitté mon       corps. »  Elle après 12 kilomètres :  « On pourrait faire un autre petit  détour. »  Madame… êtes-vous secrètement commanditée par Adidas? Mais derrière l’humour, il y a cette vérité-là : voir nos parents vieillir, c’est réaliser que le temps avance aussi pour nous.  Et ça fait quelque chose. Parce qu’un jour, les personnes qui nous protégeaient deviennent celles qu’on veut protéger à notre tour.  Alors maintenant, j’essaie de savourer davantage les petits moments.Les appels trop longs.Les histoires répétées.Les marches tranquilles.Les cafés qui durent trop longtemps. Parce qu’au fond, ce sont ces petits riens-là qui deviennent les plus grands souvenirs. La Délicatement Fatiguée

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Pourquoi j’aime travailler dans une école secondaire (même si ça sent parfois les Doritos et le désespoir existentiel)

     Au travail, ce matin, je pensais et…Je me disais …Il y a des gens qui rêvent de silence, de calme, de bureaux fermés et de gens autour d’eux qui ne demandent pas :« Madame… si un vampire mord un zombie, est-ce qu’il devient humain? » Moi, j’aime l’école secondaire.  Oui. Volontairement. J’aime les corridors trop bruyants, les casiers qui claquent comme des portes de saloon, les annonces à l’intercom qui commencent toujours par un grésillement inquiétant, et cette énergie étrange qui flotte dans l’air entre une crise de math et une peine d’amour.  Parce qu’une école secondaire, ce n’est pas juste un lieu d’apprentissage.  C’est un documentaire animalier… mais avec des cellulaires.

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À mon coeur de mère pour son fils

       Aujourd’hui, mon fils de l’Abitibi est venu me voir.  Sans raison précise. Pas de fête, pas d’événement, pas de problème à régler. Juste… comme ça.  Et ça, c’est peut-être ce qui rend le moment encore plus précieux.

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Homo sapiens… version bêta (toujours en mise à jour)

     Il y a quelque chose de fascinant dans la stupidité humaine. Pas la petite distraction anodine  du genre : oublier ses clés dans le frigo ou dire « bon appétit » à un serveur, non. Je parle de cette version plus ambitieuse, presque artistique, de la stupidité. Celle qui demande de la planification. De l’effort. Parfois même… une certaine créativité.  Parce que soyons honnêtes : l’être humain est probablement la seule espèce capable de voir un panneau « peinture fraîche », de le lire, de le comprendre… et de toucher quand même.

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Café chaud, cœur plein, maison (presque) vide

     Il y a un moment dans la vie où le silence change de nature. Avant, c’était un luxe inaccessible. Un mirage entre deux « Maman ! », trois lunchs à préparer et une chaussette mystérieusement orpheline. Aujourd’hui, c’est… réel. Tangible. Presque suspect.  Les enfants sont partis.  Pas dans un sens dramatique, personne ne pleure dans l’entrée avec une musique triste en arrière-plan. Non. Ils sont partis comme on s’envole : avec des projets, des sacs trop pleins et des textos trop courts. Et moi, je suis restée là, dans une maison soudainement trop rangée, à me demander pourquoi il n’y a plus de verres sales qui apparaissent magiquement sur le comptoir. (Je ne pensais jamais dire ça, mais… ça me manque un peu. Mais...juste un ti peu...) 

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Mes fautes de français vous dérangent? Installez-vous, ça va être inconfortable.

     Je vais vous dire quelque chose que vous n’allez peut-être pas aimer.  Mes fautes de français ne sont pas un accident.  Non, non!  Elles sont le dommage collatéral d’un cerveau qui pense trop vite pour attendre l’accord du participe passé.  Oui. Rien de moins.  Parce que pendant que certains relisent leur phrase 14 fois pour s’assurer que “leurs” et “leur” sont bien placés… moi, j’écris.  J’écris comme je parle.  J’écris comme je ressens.  J’écris pendant que ça brûle encore.  Et si une virgule décide de prendre une journée de congé…  eh bien, qu’elle profite de sa liberté.

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La grande illusion de la vie adulte

     Quand j’étais enfant, être adulte, c’était un peu comme devenir une version améliorée de soi-même. Une sorte de super-héros, mais avec un agenda en cuir et une cuisine toujours propre.

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Bienvenue dans mon zoo… euh, ma maison !

     Alors voilà : mes enfants ont pris leur envol. Enfin, façon de parler, parce que maintenant, la maison ressemble plus à un terrain vague rempli de souvenirs de chaussettes disparues qu’à un foyer accueillant. Mais ne pleurez pas pour moi, chers lecteurs, j’ai une nouvelle famille… à quatre pattes et deux sabots. Oui, parce que j’ai 4 chiens et 2 chevaux. Et autant vous dire que quand on a déjà un mari avec un TDAH, ça transforme chaque journée en une aventure digne d’un film de Pixar… mais sans le budget.

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Respirer le quotidien

     Aujourd’hui, je me suis assise à ma fenêtre, et le monde est venu à moi, doucement.Le vent jouait avec les branches, les feuilles murmuraient entre elles,les oiseaux, affairés, se disputaient des miettes de pain,et quelque part, un rire d’enfant s’élevait, clair et libre,comme une cloche légère qui suspend le temps.

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