Chronique d’une femme débordée : quand le printemps arrive… mais pas moi

Publié le 20 avril 2026 à 05 h 29

     Il y a un moment magique, chaque année, où le monde décide collectivement de renaître. Les oiseaux chantent, le soleil s’étire, la neige fond… et moi, je cherche encore mon énergie quelque part entre janvier et mon troisième café.

 

     Le printemps, c’est censé être la saison du renouveau.  Mais chez moi, c’est surtout la saison du « pourquoi j’ai chaud, puis froid, puis chaud encore dans un intervalle de 7 minutes ? » Bienvenue dans la préménopause version météo intérieure.

 

Le grand ménage… émotionnel (et un peu physique, si possible)

 

     Chaque printemps, j’ai cette poussée d’optimisme complètement irréaliste : « Cette année, je vais faire un grand ménage, trier, organiser, devenir une version de moi-même qui plie ses vêtements en petites pochettes Pinterest. »

 

Résultat :

  1. J’ouvre un tiroir;
  2. Je tombe sur un vieux cahier, une facture de 2009 et un élastique mystérieux;
  3. Je m’assois « deux minutes »;
  4. Je me retrouve 45 minutes plus tard, à googler “est-ce que garder un bouton sans sa chemise est un attachement émotionnel valide ?”.

 

Le ménage de printemps devient alors un voyage introspectif.

Spoiler : rien n’est jeté. Tout est “peut servir”.

 

Le corps : cette grande aventure imprévisible

 

     Avant, le printemps me donnait envie de sortir marcher, courir, respirer l’air frais.  Maintenant, il me donne envie d’enlever mon manteau, le remettre, l’enlever et soupirer profondément en regardant le ciel comme si j’étais dans un film dramatique  Mon corps est devenu une application météo non fiable.

« Aujourd’hui : 22 degrés, soleil… et bouffée de chaleur à 14h03 sans raison apparente. »

 

Le mythe du “nouveau départ”

 

     Le printemps vend du rêve.  Des publicités pleines de femmes en robe blanche qui rient en tenant une salade.  Moi, si je ris en tenant une salade, c’est parce que je viens de retrouver du chocolat derrière.  On nous parle de renouveau, mais personne ne mentionne la fatigue accumulée de l’hiver, les agendas surchargés, les enfants qui ont soudainement besoin de tout, tout le temps, et cette étrange impression que la vie accélère pendant que toi, tu cherches le bouton “pause”.

 

Les petites victoires (parce qu’il y en a quand même)

 

     Malgré tout… il y a ces moments.  Le soleil sur ton visage un matin. Une fenêtre ouverte. Le bruit des oiseaux (même celui qui crie à 5h30 comme s’il avait un conflit personnel avec le silence). Un café pris en paix… pendant 4 minutes complètes.Et tu te dis :

« OK. Peut-être que je ne suis pas en train de renaître… mais je suis encore là. Et c’est déjà pas mal. »

 

Conclusion très réaliste

 

     Le printemps, ce n’est pas toujours devenir une nouvelle version de soi. Parfois, c’est juste survivre avec humour, accepter que ton énergie fasse du yo-yo, porter un chandail et des sandales dans la même journée, et rire de tout ça, parce que sinon… on pleure (et on a déjà assez chaud comme ça).  Alors à toi, femme débordée en préménopause, tu n’as pas besoin de fleurir parfaitement.  Tu peux juste… éclore un peu croche, un peu fatiguée, mais avec du style.  Et honnêtement ? C’est probablement la version la plus vraie du printemps.

 

La Délicatement Fatiguée

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