Chaque année, je me dis :
“Cette fois, je vais être raisonnable.”
Chaque année… je mens.
Tout commence innocemment.
Un petit plateau. Deux-trois sachets. Une envie de printemps.
Et puis soudainement, je ne sais pas exactement à quel moment,
ma maison devient une succursale non officielle d’une jungle tropicale.
Le salon? Occupé.
La cuisine? Stratégiquement colonisée.
Les rebords de fenêtres? Annexés sans préavis.
On ne dit plus :
“Passe-moi le sel”
Mais :
“Attention aux tomates en germination.”
J’ai même installé des lampes de croissance.
Résultat : chez moi, il fait soleil à 22h.
Les plants de poivrons vivent leur meilleure vie.
Mon mari, beaucoup moins.
Parce que oui… mon mari ne jardine pas.
Il survit.
Il contourne des plateaux comme dans un parcours à obstacles.
Il a déjà renversé un basilic (moment de silence).
Et il a appris, à ses dépens, que certains regards peuvent être plus menaçants qu’un film d’action.
Nos conversations ont changé :
- “Tu trouves qu’ils manquent de lumière?”
- “Est-ce que j’arrose trop?”
- “REGARDE, ÇA A POUSSÉ!!!.... ONNNNnnnnNNNN!!!”
(oui, je crie. Et non, je ne m’excuse pas.)
Mais au fond… c’est mon petit bonheur.
Voir une pousse sortir de terre, c’est un mini miracle.
C’est mon printemps avant le vrai printemps.
C’est mon chaos… mais un chaos qui sent la vie.
Et mon mari?
Il est patient… Il me respecte dans mon délire...
Voilà.
Il est officiellement perdu.
Conclusion :
Faire des semis, ce n’est pas un loisir.
C’est une transformation complète de ton espace… et de ton couple.
Si tu passes chez moi : ne t’assois pas n’importe où.
C’est peut-être un futur concombre.
La Délicatement Fatiguée
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Commentaires
OMG! j'ai tellement l'impression de me voir dans ce texte. Mon chum est en suvit aussi.