Il y a une loi non écrite de l’univers que personne ne comprend vraiment :
quand tu travailles, ton corps est convaincu que dormir jusqu’à 8 h est un droit humain fondamental.
Mais quand tu es enfin en congé… ton cerveau décide qu’il est temps de devenir un fermier du 18e siècle et de se réveiller à 4 h du matin.
Tu passes toute l’année scolaire à entendre ton réveil sonner à 5h00 h avec l’énergie d’un prisonnier qu’on appelle pour casser des roches.
Le matin, tu négocies avec toi-même comme si ta vie en dépendait :
« Encore 5 minutes… »
« Non. »
« Juste une petite sieste de 45 minutes. »
« TU AS UNE RÉUNION À 8 H. »
Tu arrives au travail avec un café dans chaque main et l’âme d’un vieux pneu usé.
Mais attention… arrive enfin le congé tant attendu.
La veille, tu fais des plans grandioses :
« Demain, je dors. PERSONNE ne me parle avant 9h30. Peut-être même 10h si je suis sauvage. »
Tu fermes les rideaux. Tu mets ton téléphone sur silencieux. Tu prépares le terrain comme si tu allais entrer en hibernation.
Et là…
4 h 02.
Tes yeux s’ouvrent.
Pas tranquillement.
Non!
Comme si ton cerveau venait de recevoir une alerte nucléaire.
Tu regardes l’heure avec colère.
Tu essaies de te rendormir.
Tu changes de position 74 fois.
Tu fermes les yeux très fort comme si ça allait tromper ton système nerveux.
Rien.
Ton cerveau décide soudainement que c’est le moment idéal pour réfléchir à :
- une conversation gênante de 2011,
- si les pingouins ont des genoux,
- et cette chose importante que tu as oubliée il y a probablement trois semaines.
À 5 h 15, tu es déjà dans la cuisine avec un café, assis dans le noir, à fixer le mur comme un philosophe fatigué.
Le pire, c’est qu’à 14 h…
BAM!
La fatigue te frappe comme un camion.
Et là, soudainement, ton corps retrouve miraculeusement sa capacité à dormir profondément… exactement au moment où ce n’est plus pratique.
Le corps humain est essentiellement un adolescent sarcastique :
quand tu lui demandes de se réveiller, il refuse. Quand tu lui demandes de dormir, il organise un rave intérieur.
Bref, les congés servent surtout à découvrir que ton horaire biologique te déteste personnellement.
La Délicatement Fatiguée
Ajouter un commentaire
Commentaires