- La réunion mentale permanente
Dans ma tête, ce n’est jamais silencieux. C’est une salle de réunion avec plusieurs “moi” :
- Le moi raisonnable : “Sois professionnelle.”
- Le moi fatigué : “On pourrait juste… partir?”
- Le moi sarcastique : “Ah oui, excellente idée, répétons la même erreur pour la 12e fois.”
- Le moi dramatique : “C’est la fin. Tout est la fin.”
Et moi, au milieu, qui tente de gérer tout ça comme une direction adjointe de mon propre cerveau.
- Les conversations imaginaires (où je gagne toujours)
Vous savez, ces moments où quelqu’un vous dit quelque chose… et vous répondez calmement. Mais dans votre tête? Vous livrez un discours digne d’un film dramatique, avec musique en arrière-plan, applaudissements et caméra en gros plan.
- Dans ma tête :
“Et en passant, ce que tu viens de dire n’a aucun sens, et voici une analyse brillante en 7 points.”
2. Dans la réalité :
“Ah… oui… je vais y penser.”
- Les jugements instantanés (qu’on garde pour soi… heureusement)
Parfois, je croise quelqu’un et mon cerveau va beaucoup trop vite.
Exemple très réel :
- Je regarde une personne et mon cerveau dit :
“Maudus… il est laid… et en plus il est marié?”
2. Et là, immédiatement, mon autre voix intervient :
“PARDON? On se calme. On ne dit pas ça. On pense des choses gentilles.”
Mais c’est trop tard. La pensée est sortie. Elle a fait son petit tour. Elle a pris un café. Heureusement, elle est restée dans ma tête. Parce que sinon… ma vie sociale serait en ruine.
- Les scénarios catastrophes inutiles
Quelqu’un ne me répond pas. Mon cerveau :
- “Il est fâché.”
- “Tu as dit quelque chose de mal.”
- “C’est probablement la fin de cette relation.”
- “Tu devrais déménager et changer d’identité.”
Alors que la personne… est juste en train d'écouter de la musique avec ses airpods.
- Les débats moraux absurdes
Moi, devant le frigo à 22h :
- “Tu n’as pas faim.”
- “Mais c’est du fromage.”
- “Tu viens de manger.”
- “Oui, mais pas DU fromage.”
Et là, débat intense. Argumentaire. Réflexion. Valeurs. Tout ça pour finir avec… un morceau de fromage dans la main.
- Les réponses tardives (toujours trop tard)
Trois heures après une conversation :
“AH! J’aurais dû dire ça!”
Et là, mon cerveau rejoue la scène. Je suis brillante. Rapide. Impressionnante. Mais dans la vraie vie, j’avais juste dit :
“Oui… c’est ça.”
- La version honnête de moi (qui ne sort jamais)
Si on disait vraiment ce qu’on pense :
- “Je t’écoute, mais j’ai décroché depuis 4 minutes.”
- “Je hoche la tête, mais je ne comprends rien.”
- “Je ris… mais je n’ai pas compris la blague.”
- “Je suis fatiguée… mais socialement, je fais semblant d’être une personne fonctionnelle.”
Conclusion : heureusement qu’on a un filtre
Au fond, ces conversations dans notre tête… c’est un peu notre laboratoire humain. On pense à des choses absurdes, drôles, parfois un peu douteuses…mais c’est aussi ce qui nous rend vrais. Parce qu’entre ce qu’on pense, ce qu’on dit… et ce qu’on devrait dire… il y a tout un monde. Et honnêtement? C’est probablement mieux que certaines choses restent… bien tranquilles, dans cette fameuse réunion mentale.
La Délicatement Fatiguée
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