Les familles parfaites, ça existe probablement juste dans les films de Noël où tout le monde cuisine en chemise beige sans jamais brûler la dinde.
Dans la vraie vie, les familles, c’est plus brouillon que ça.
Moi, ça fait des années que mon frère et moi naviguons dans une relation… disons… “en mode économie d’énergie”.
Rien n’est vraiment réparé.
Et honnêtement?
Je ne sais même pas toujours si ça vaut le coup d’essayer de réparer quelque chose que le temps a transformé en meuble Ikea émotionnel sans instructions.
Mais malgré tout… il y a ses enfants.
Et eux, ils arrivent dans ma vie comme deux petites preuves vivantes que la génétique est plus forte qu’on pense.
Le petit garçon, d’abord. 😍
Au début, il est gêné.
Le genre d’enfant qui te regarde comme si tu étais potentiellement une agente secrète envoyée pour lui demander s’il veut des légumes.
Il parle doucement.
Observe beaucoup.
Reste proche.
Mais quand il se dégêne…
Seigneur.
Attention!!!!
Le voilà qui commence à taquiner tout le monde, à rire, à grimper partout, à venir se coller comme un petit chat hyperactif nourri aux Froot Loops.
Pis là, tu comprends immédiatement :
“Ah… ok… ça, c’est mon frère version miniature.”
Même regard.
Même gêne au départ.
Même énergie qui finit par exploser comme un Pepsi brassé dans une boîte à lunch.
Et la petite fille… 😍
Oh mon Dieu.!!!!
Cette enfant-là n’entre pas dans une pièce.
Elle ARRIVE.
Comme une mini tornade affectueuse avec des grands yeux noisette pis l’énergie d’un écureuil qui aurait découvert le café corsé.
Mais tellement gentille.
Le genre d’enfant qui peut :
- te vider un panier au complet en 14 secondes,
- nourrir un cheval avec beaucoup trop d’enthousiasme,
- cacher des bonbons dans ses poches,
- eT te dire ensuite : “Je t’aime fort.”
Comment veux-tu rester fâchée contre ça? IMPOSSIBLE!
À Noël, elle est venue chez moi avec ma mère.
Et laissez-moi vous dire une chose :
Ici, ce n’était plus une maison.
C’était un camp de vacances géré par une enfant de cinq ans avec des idées dangereuses, mais tellement drôle.
Elle m’a aidée avec les chevaux.
“Aider” étant un mot très généreux qui veut surtout dire :
poser 12 000 questions pendant que je travaillais.
“Pourquoi le cheval sent comme ça?”
“Pourquoi il mange ça?”
“Est-ce qu’un cheval peut roter?”
“Pourquoi ton cheval pète comme ça?”
Madame, je ne suis pas biologiste... ,même si je me creuse la tête ben comme il faut pour trouver une réponse… ben j’en ai pas.
On a fait de la bouette pour mes vers de compost.
Et honnêtement, peu de gens peuvent dire :
“Mon temps des Fêtes a inclus de l’équitation, des vers de terre et des bonbons mangés en cachette avant le souper.”
Oui oui.
Des bonbons cachés.
Parce qu’apparemment, à 47 ans, je suis maintenant rendue la tante qui dit :
“On ne le dira pas à grand-mère.”
Ce qui est ironique parce que ma mère nous regardait probablement depuis la cuisine en sachant TRÈS BIEN ce qui se passait.
Les mères savent tout.
TOUT.
Le plus drôle, c’est que je ne suis même pas grand-mère encore.
Mais quand ces petits-là sont là, je prends mon rôle de tante très au sérieux.
Je veux qu’ils aient des souvenirs.
Pas des souvenirs parfaits.
Des vrais souvenirs.
Des souvenirs de bottes sales.
De chevaux.
De fous rires.
De bonbons mangés en cachette.
De journées où quelqu’un dit :
“Bon… on lave les mains… et on doit aller prendre une douche”
J’espère vivre d’autres moments comme ça avec le petit garçon aussi, mais à sa façon à lui.
Peut-être plus tranquille.
Peut-être qu’on ira nourrir les chevaux doucement.
Ou qu’on passera une heure à regarder quelque chose de complètement inutile dans la grange pendant qu’il me raconte une histoire interminable sur un camion, un dinosaure ou une roche spéciale trouvée dehors.
Les petits garçons ont souvent des conversations très profondes sur des sujets extrêmement étranges.
Et au fond, c’est peut-être ça, les familles.
Pas toujours des grandes réconciliations dramatiques.
Parfois, c’est juste une tante de 47 ans qui mange des bonbons en cachette avec les enfants de son frère… pendant qu’un cheval juge tout le monde silencieusement dans le fond du champ.
La Délicatement Fatiguée
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