Il y a des gens qui sauvent des vies. D’autres qui bâtissent des ponts. Et puis, il y a MES ÉDUCATRICES.
Oui oui. MES ÉDUCATRICES. Parce qu’à ce stade-ci, j’ai décidé de les adopter officiellement dans ma gratitude éternelle.
Travailler avec des adolescents, c’est un peu comme… essayer de négocier avec un chat. Un chat fatigué. Qui a faim. Qui ne sait pas lui-même ce qu’il veut. Et qui, parfois, te regarde droit dans les yeux avant de faire exactement le contraire de ce que tu viens de dire. Ajoutez à ça une petite touche de crises existentielles, une pincée de “j’m’en fous”, et un soupçon (ou un baril) de décrochage parental… et vous obtenez notre quotidien.
Et pourtant.
Mes éducatrices arrivent chaque jour avec une énergie, une patience et une humanité qui me renversent. Elles interviennent avec calme quand tout pourrait exploser. Elles trouvent les bons mots quand il n’y en a plus. Elles tiennent le fort quand ça tangue de tous bords tous côtés.
Et soyons honnêtes : si l’école continue de bien fonctionner… ce n’est pas grâce à une formule magique, ni à un plan parfait.
C'EST GRÂCE À ELLE!
À leur capacité de voir au-delà des comportements. À leur talent pour décoder ce qui se cache derrière un regard fermé ou une attitude défiance. À leur persévérance, même quand elles n’ont pas de retour immédiat. (Spoiler : avec les ados, le retour peut arriver… 3 ans plus tard.)
Elles sont là dans les moments invisibles :
- quand un élève décide finalement de rester en classe;
- quand une crise se désamorce sans éclat;
- quand un jeune accepte, juste un peu, de faire confiance.
Ce sont des victoires silencieuses… mais immenses.
Et malgré le nombre fulgurant de défis : comportements difficiles, décrochage parental, fatigue accumulée : elles continuent. Avec cœur. Avec humour. Avec une résilience qui mérite une médaille (et au minimum, du café chaud… pour une fois).
Alors aujourd’hui, j’avais envie de le dire tout haut :
MERCI
Merci d’être là.
Merci de ne pas lâcher.
Merci de faire une différence, même quand ça ne se voit pas tout de suite.
Merci d’être là, pour eux et pour moi.
Parce que dans l’ombre des grandes réussites de l’école, il y a vous. Et franchement… on ne serait pas debout sans vous.
La Délicatement Fatiguée
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