La tolérance, c’est quoi au juste ?

Publié le 2 avril 2026 à 21 h 32

     Selon le Larousse, c’est « l’attitude de quelqu’un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres ». Oui, oui… on connaît la définition. Mais dans la vraie vie, soyons honnêtes, ce n’est pas toujours si simple. Parfois, les différences frappent littéralement sur nos nerfs ; que ce soit au travail, dans la file du café, ou même à l’épicerie.

 

    Prenez l’autre jour, par exemple. J’étais tranquillement en train de faire mes courses, direction le rayon fruits et légumes. Et là… je tombe sur un monsieur qui choisissait ses bananes comme s’il préparait un doctorat en bananologie. Il les retournait, les reniflait, les tapotait… et moi, je sentais mon sang bouillir. Mais c’est juste une banane, bon sang ! me disais-je. Mon impatience montait… jusqu’à ce que je me rappelle : « La Délicatement Fatiguée, respire. Tolérance… et peut-être envoyer ton mari faire l’épicerie la prochaine fois. »

 

     Alors j’ai pris une grande inspiration, détourné le regard et commencé à observer une dame à côté, en pleine discussion avec son panier pour l’empêcher de basculer. Et là… j’ai éclaté de rire. Parce que nos petites irritations du quotidien deviennent tellement ridicules quand on prend un peu de recul. Ce monsieur et ses bananes ? Il ne m’a fait aucun mal. Il vit juste sa vie à sa façon, comme j’essaie de vivre la mienne.

 

     Cette petite scène m’a rappelé que la tolérance, ce n’est pas juste une belle idée. C’est un mélange d’humour, de patience et de curiosité. Et surtout… il faut apprendre à rire un peu de nos irritations, sinon on finit toutes et tous ermite grincheux dans les allées du supermarché, à soupirer sur les bananes et les paniers rebelles.

 

     Et c’est là que j’ai compris la vérité ultime : la tolérance commence vraiment… quand on arrive à survivre à la file de la caisse sans lancer un regard noir au type qui a oublié de sortir sa carte de fidélité. Oui, là seulement, on peut dire qu’on est passé maître dans l’art de tolérer.

La Délicatement Fatiguée

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